LAU: Jeudi, visite de Tigre, ville à 1h en train de BsAs. On a pris le train de banlieue, à 20centimes d’euro le trajet, vous imaginez l’état du train… marrant. Et on est arrivées vers 12h30 à Tigre : ville au niveau du delta du Parana. De là, on a pris un bateau pour aller visiter l’île de Tres Bocas (30 minutes, paysages fous : on peut imaginer une ville construite sur plusieurs petites îles. Les maisons ont toutes un ponton, certains habitants ont des bateaux privés, il n’y a pas de ponts… encore plus radicale que Venise ou Bruges). La végétation est très diverse : des palmiers aux sapins (on peut même penser à des paysages canadiens). Certaines maisons sont en bois, d’autres de style colonial… très beau (surtout sous un grand soleil !). Arrivées à Tres Bocas, nous avons voulu faire le chemin de 10 kilomètres qui fait le tour de l’île : au début c’était sympa… quand il a fallu rentrer dans la forêt, patauger dans la gadoue, c’était marrant… mais quand il a fallu voler par-dessus un petit ruisseau pour continuer (ou utiliser des rondins de bois sans aucun ancrage), c’était tout de suite un peu plus complexe ! En plus, cinq minutes après, un chien est arrivé et nous a sautées dessus : je déteste encore plus les chiens ! Et bien sûr, il nous a remplit de gadoue, merci Ludi de m’avoir sauvée !
Bref, on a bien rigolé ! (Ludi a démontré qu’elle était bien une femme, référence aux petits cris auxquels nous avons eu le droit à Iguazu avec Marine (réponse de Ludi : pour justification, il y avait deux iguanes qui se sont attaqués à moins de 50 cm
de moi, ça méritait bien des petits cris)). Au retour on a pris un train longeant la côté, on a eu une vue de BsAs et de l’océan Atlantique (pas Pacifique Lau (ça, c’est pour les petits cris) (réponse de Lau : c’est la fatigue !)), marron de boue… ne vous demandez plus pourquoi BsAs n’a pas de plage !
LUDI: Comme vous l’avez sans doute compris, là, tout de suite, maintenant, j’ai envie de rentrer chez moi prendre une douche et me changer, parce que me balader avec un pantacourt blanc avec des traces de pattes de chien dessus… c’est pas la classe. Juste une note humouristique que Lau a oublié : à l’aller, j’écrivais dans le train pour Tigre quand Lau m’a dit « c’est bizarre, ça fait plus de 5 minutes qu’on est arrêtés et le train redémarre pas » … normal, on était au terminus !! Marrant ou marrant ?
Heureusement que le terminus, c’était Tigre…
(quelques heures plus tard) Une fois la douche prise, les vêtements changés pour une tenue de classe prestige internationale, nous sommes ressorties faire 2/3 courses, histoire pour Lau d’essayer de se transformer en mère Noël en rentrant au Brésil les bras chargés de cadeaux (certains enfilent des tenus de Père Noël pour faire de la lèche à leur boss (je ne citerai personne, mais son nom commence par Beu et finit par Zit), d’autres agissent comme le Papa Noël… chacun son style). Donc voilà, les pesos ont été dépensé, mais je ne vous en dirais pas plus sur la nature des choses achetées… Et puis, ce soir, énormeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee resto (oui, on est souvent au resto et c’est jamais des McDo (pardon les familles, Ronald, tout ça…), this is Argentina). En gros, je vous explique vite fait le concept de ce resto : c’est un resto italien à la déco complètement fantasque où l’on ne vous apporte pas de carte, on ne vous demande pas ce que vous voulez manger, on vous apporte pleins de types de plats différents, autant de saveurs à expérimenter… et donc forcément, on s’est éclatées la panse (Lau : « c’est clair »)… même qu’on a demandé deux fois du dessert en bonnes gourmandes que nous sommes… même que c’était tellement bon qu’on a pas eu le temps de le prendre en photo qu’on avait déjà tout mangé… on en aurait bien demandé un 3e pour la photo, mais ça aurait été abusé… le tout arrosé d’une bouteille de Malbec… classique… In Roma, do as the Romans do… Same in Buenos Aires, particularly in an italian restaurant.
Sur le chemin du retour, petit cours de tango improvise dans la rue… pas optimal, mais les rudiments sont là… on vera à la rentrée comment Lau se débrouille… je lui prête même mon cavalier (ABRAZO TUTUR ABRAZO !!)… stressssssss….